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La Libye souligne l'attachement la Déclaration de Syrte et l'Accord d'Ezulwini concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies

Tripoli, Libye (PANA) - Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Manfi, a souligné l'importance du respect des principes énoncés dans la Déclaration de Syrte et l'Accord d'Ezulwini concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, assurant que ces documents reflètent la position africaine unifiée visant à réparer l'injustice historique subie par le continent africain et à lui permettre d'obtenir une représentation juste et équitable au sein des Nations Unies, une représentation se traduisant dans l'octroi à l'Afrique de deux sièges permanents assortis de pleins privilèges, ainsi que de deux sièges non permanents, à la mesure de son importance et de son influence croissante sur la scène internationale.

 

Lors de son intervention à la session de travail du Groupe des Dix de pays africains sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, organisée dans le cadre des efforts africains pour renforcer la présence du continent au sein du système des Nations Unies, M. Al-Manfi, a noté que l'Afrique représente aujourd'hui une force humaine et économique essentielle au sein du système international, bien qu'elle soit le seul continent sans représentation permanente au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Il a souligné que le rôle croissant de l'Afrique dans l'économie mondiale repose sur l'abondance de ses ressources, son dynamisme dans le commerce international, sa croissance démographique rapide et la présence importante des communautés africaines ainsi que leurs contributions historiques au progrès humain. 

 

En conclusion, il a insisté sur le fait qu'une position africaine unifiée constitue un pilier fondamental et indispensable, assurant que la réforme du Conseil de sécurité est devenue une nécessité urgente pour parvenir à un plus grand équilibre et à une plus grande équité au sein du système international, compte tenu des transformations géopolitiques et économiques que connaît le monde.

 

L'Etat libyen participe à cette réunion en tant que membre fondateur de ce comité vu que depuis sa création, la Libye a contribué à des progrès concrets dans les négociations relatives aux revendications de l'Union africaine (UA), fondées sur la Déclaration de Syrte et le Consensus d'Ezulwini, témoignant de la volonté politique commune des États africains de redéfinir l'équilibre au sein du système international.

 

A noter qu'auparavant, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Manfi, a assisté samedi à l'ouverture de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine. 

 

L'ordre du jour est dominé par des discussions sur les zones de tension au Sahel, dans la Corne de l'Afrique et dans certaines régions d'Afrique centrale, compte tenu des menaces persistantes posées par les groupes terroristes et de l'escalade des conflits internes. 

 

Le sommet abordera de nouveau la question de la réforme des mécanismes opérationnels de l'Union afin d'en accroître l'efficacité, de réduire la bureaucratie et d'accélérer la réponse aux crises. 

 

Le sommet se poursuivra pendant deux jours consécutifs. 

 

Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la coordination africaine sur les questions internationales, et à l'invitation du président Joseph Boakai de la République du Libéria, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Al-Manfi, a participé ce dimanche, à Addis-Abeba, à un petit-déjeuner de travail consacré à l'avenir des Nations Unies. 

 

Plusieurs dirigeants africains et anciens chefs d'Etat, ainsi que des représentants d'Etat membres de l'Union africaine, étaient présents.

 

Dans son allocution, M. Al-Manfi a souligné la nécessité de formuler une position africaine unifiée sur les questions africaines et internationales, insistant sur le fait que la situation actuelle exige du continent qu'il renforce sa vision politique commune, notamment en ce qui concerne la réforme des Nations Unies, la restructuration des institutions financières internationales et une approche équitable face aux défis du changement climatique.

 

Il a souligné que l'Afrique est aujourd'hui plus que jamais appelée à parler d'une seule voix dans les instances internationales, par le biais de mécanismes consultatifs permanents garantissant la défense des droits de ses peuples et la préservation de ses intérêts stratégiques. 

 

Selon lui, cela renforcera son pouvoir de négociation sur les questions cruciales, au premier rang desquelles figure la réforme du Conseil de sécurité, contribuant ainsi à réparer l'injustice historique infligée au continent, conformément à la Déclaration de Syrte et au Consensus d'Ezulwini.

 

Il a réaffirmé le plein soutien de la Libye aux appels à l'unification de la voix africaine dans le processus de réforme internationale. 

 

Le responsable libyen a appelé à mobiliser le poids collectif du continent pour obtenir des résultats concrets menant à une représentation juste et équitable au sein du système de gouvernance mondiale, et à une action conjointe en faveur d'une Organisation des Nations Unies plus inclusive et plus juste, gouvernée dans un esprit de partenariat et servant les intérêts de tous les peuples sans exception.
-0- PANA BY/IS 15fevr2026