Agence Panafricaine d'information

Il faut lutter contre la fracture numérique liée à l'IA

New York, Etats-Unis (PANA) – Les efforts déployés sous l’égide de l’ONU se poursuivent afin de garantir que tous les pays puissent bénéficier de l’intelligence artificielle (IA) et la réglementer, compte tenu de son impact croissant sur nos économies, nos sociétés et notre vie quotidienne.

Le Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle est l’une des initiatives clés en matière d’IA.

Il réunit les 193 Etats membres des Nations Unies, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et l’industrie technologique afin de partager les meilleures pratiques et d’élaborer des approches communes en matière de gouvernance de l’IA.

La première réunion du Dialogue se tiendra à Genève en juillet ; les discussions s’appuieront sur les données compilées par une autre initiative des Nations Unies sur l’IA : le Groupe scientifique international indépendant sur l’IA.

Ce groupe est piloté par la journaliste philippine engagée Maria Ressa et l'informaticien de renom Yoshua Bengio.

Selon l'Envoyé spécial des Nations Unies pour les technologies numériques et émergentes, Amandeep Gill, le débat sur les politiques serait fondé sur des données scientifiques et factuelles, et prendrait en compte une variété de points de vue.

“C'est ainsi que devraient se dérouler les discussions politiques, et l'ONU est très fière de faciliter cette première rencontre entre science et politique dans le domaine des technologies émergentes en pleine expansion. ”

En amont de la réunion des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA en Suisse, les discussions se poursuivent entre toutes les parties prenantes afin de garantir le partage des meilleures initiatives nationales en matière d'utilisation optimale de cette technologie.

Les priorités de la réunion suisse incluent la promotion du respect des droits humains, l'élaboration de mesures de sécurité pour prévenir les risques liés à cette technologie et l'examen des mesures visant à combler l'important fossé d'accès à l'IA, ont expliqué les coprésidents du Dialogue, Egriselda López et Rein Tammsaar.

En réponse aux questions des médias, les coprésidents et M. Gill ont précisé que les applications militaires de l'IA ne seraient pas abordées, mais que les préoccupations générales relatives à la sécurité et aux droits humains seraient examinées.

Ils ont souligné leur optimisme quant à la capacité de l'ONU à jouer un rôle de plateforme mondiale pour le partage des meilleures pratiques et la promotion d'une gouvernance de l'IA à la fois concrète et inclusive.

-0- PANA MA/NFB/JSG 22avr2026