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Crise au Moyen-Orient : L'aide alimentaire vitale bloquée, le Conseil de sécurité se réunit en session d'urgence sur le Liban

Beyrouth, Liban (PANA) - Plus d'un mois après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les agences des Nations Unies ont confirmé mardi qu'un nombre considérable de personnes étaient rentrées en Syrie depuis le Liban, « épuisées, traumatisées et avec très, très peu d'affaires ».

 

Par ailleurs, l'Organisation maritime internationale des Nations Unies a déclaré qu'un autre navire avait été attaqué dans le détroit d'Ormuz, ce qui renforce les craintes de nouveaux retards dans le transport de l'aide vitale.

 

D'autres attaques ont été signalées à travers le Moyen-Orient alors que la guerre entre dans son deuxième mois, avec deux autres casques bleus indonésiens tués dans le Sud du Liban lundi, après la mort d'un de leurs camarades la veille.

 

Sur le plan diplomatique, l’ONU a annoncé la création d’un groupe de travail chargé de rétablir l’acheminement d’engrais et d’aide humanitaire via le détroit d’Ormuz, tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirme une attaque contre une installation d’eau lourde à Khondab, en Iran.

 

Un casque de l’ONU tué et un autre grièvement blessé dans le Sud du Liban.

 

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à ce que les responsables rendent des comptes après la mort d’un casquier au Liban dimanche, dans le contexte des hostilités entre Israël et le Hezbollah.

 

Ce casque bleu originaire d’Indonésie servait au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), qui a déclaré qu’il avait été tué lorsqu’un projectile a explosé sur sa position près d’Adchit Al Qusayr, dans le sud du pays.

 

Un autre casqué bleu a été grièvement blessé et se trouve toujours à l’hôpital.

 

La FINUL ignore l’origine du projectile et a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’incident.

 

« Personne ne devrait jamais perdre la vie au service de la cause de la paix », a déclaré la mission.

 

Assurer la sécurité du personnel de l’ONU

 

Le Secrétaire général a fermement condamné cet incident, qui s’est produit dans le contexte de l’escalade du conflit au Moyen-Orient.

 

« Il s’agit d’un incident parmi d’autres qui ont mis en péril la sécurité des casques bleus, y compris au cours des dernières 48 heures », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.

 

« Une fois de plus, le Secrétaire général appelle tous les acteurs à respecter leurs obligations en vertu du droit international et à garantir à tout moment la sécurité et la sûreté du personnel et des biens de l’ONU».

 

Crimes de guerre potentiels

 

Le chef de l’ONU a rappelé que les attaques contre les casques bleus constituent de graves violations tant du droit international humanitaire que de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité de l’ONU et peuvent constituer des crimes de guerre.

 

La FINUL soutient la mise en œuvre de cette résolution, qui a mis fin aux hostilités entre les forces israéliennes et le Hezbollah, éclatées il y a près de deux décennies.

 

« Les responsables devront rendre des comptes », indique le communiqué.

 

Appel à la désescalade

 

Le Secrétaire général a exprimé ses plus sincères condoléances à la famille, aux amis et aux collègues du casque de la paix décédé, ainsi qu’à l’Indonésie.  

 

Il a souhaité un rétablissement complet et rapide au casque de la paix blessé.

 

M. Guterres a également exprimé sa profonde gratitude aux hommes et aux femmes servant au sein de la FINUL, soulignant l’importance de leur sécurité et de leur liberté de mouvement.

 

L’ONU a exhorté les parties à désescalader immédiatement et à respecter pleinement leurs obligations au titre de la résolution du Conseil de sécurité.

 

Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé la perte d’un autre professionnel de santé dans le contexte de cette escalade.

 

« L'intensification des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban a entraîné aujourd'hui la mort d'un autre professionnel de santé », a déclaré dimanche le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué publié sur X.

 

L'ambulancier a été tué lors d'une frappe contre une ambulance dans la ville de Bint Jbeil, tandis qu'un entrepôt médical situé dans cette même ville a été détruit lors d'une attaque.

 

« Avant les frappes d’aujourd’hui, l’OMS avait vérifié que 51 professionnels de santé libanais avaient été tués depuis le 2 mars, dont neuf ambulanciers hier seulement », a déclaré Tedros.

 

« Les attaques contre les établissements de santé doivent cesser immédiatement. Cela ne peut pas devenir la norme».

 

« La reconstruction doit aller de l’avant » dans le sud du Liban, déclare un haut responsable de l’aide humanitaire.

 

Au Liban, Guterres met en avant les défis et le soutien aux casques bleus
 

Les initiatives de l'ONU soutiennent les efforts de médiation et les livraisons d'engrais « vitales ».

 

Quelques heures seulement après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le mois dernier, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a averti le Conseil de sécurité que les combats risquaient de « déclencher une série d'événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus instable du monde ».

-0- PANA RA/BAI/IS 31mars2026